dimanche 12 octobre 2008

Tempus fugit...

Tout se distend. Les Ans.
Le temps. L'espace également.
Cela va faire deux ans, dans l'ocre des feuilles tombées, que j'écrivais l'année à venir. L'année dernière.
Passée.

Passée où?



jeudi 18 septembre 2008

Mode d'emploi.

Ce blog est la trace d'une résidence. La résidence a débuté en 2007, en novembre ( les détails techniques, premières intentions et identité du territoire sont dans la rubrique "2007", un peu plus bas, là à droite). Novembre, décembre et janvier furent une période de "Mesure du territoire": la plupart des dessins dans le dossier "janvier 2008" viennent de ces trois mois de déambulations. Le dossier "mars" permet d'accéder aux photos prises durant ces trois mois. Quant au dossier "aout", il ouvre une exposition de carnets d'ateliers fait avec le collège de Mortagne autour d'une déambulation sur les berges de la Scarpe.
Vous pouvez à chaque fois cliquer sur chaque dessin pour l'agrandir.

lundi 18 août 2008



écorce de bouleau (détail)

Pas trop la saison pour prendre contact, ou visiter des ateliers, tout le monde est en out, là-bas, ailleurs, en dehors du territoire.
La descentre de la Scarpe prévue est reportée en septembre, pour causes d'orages violents. Un peu plus bas, dans le sud, à Hautmont, le territoire a été décrété victime d'une "catastrophe naturelle". Une boule de feu a projeté un vieux monsieur hors de chez lui, ce qui l'a sauvé, sa maison s'étant, juste après, écroulée.
Alors je fais des photos. Du côté d'Haulchin. Douchy.

Et traite aussi, dans mon atelier, la série de carnets fait en février dernier avec le collège de Mortagne du Nord: de la collecte de traces, lors d'une promenade près de l'Escaut. Chacun, avant de partir, s'est fait son propre carnet, rapidement, pour moi c'est important: maitriser la forme qui va recevoir le fond. Ne pas être dépendant. Savoir avec trois grandes feuilles et un bout de ficelle fabriquer un carnet pas trop moche. Un livre à remplir.

La chose qui me frappe, encore une fois, c'est le côté laborieux d'une trace, une trace devant vivre ailleurs que dans le carnet où elle est née. Le travail fastidieux de la Présentation Au Monde: scanner les pages des carnets, une par une. Les récupérer sur un autre ordinateur. Les nettoyer. Virer le gris autour des carnets. Réhausser les images d'un coup de contraste ou de luminosité. Recadrer. Ou agrandir un peu la respiration d'une image à l'étroit. Nommer les images. Les convertir pour la mise en ligne. Les mettre en ligne. Ecrire un texte...

Une matinée de promenade à remplir un carnet pour plusieurs journées de travail afin de traiter les images de ces 40 carnets...

La trace, elle, est presque naturelle: au sein du petit carnet, deux grandes feuilles pliées en cahier, perforées et reliées à la japonaise, les crayons posent des souvenirs, vite croqués. Leur deuxième présentation, ici, implique un temps pris, long, dans l'après du geste.
Coupé du monde.
Je traite de l'image.


On a fait deux promenades, une le matin, une l'après-midi. Un groupe concentré, un plus dilué. Un trajet unique. Deux rendus.
Dans les pages qui suivent vous allez retrouver des éléments récurents. L'horloge. La grenouille. Le Chardon...

ma version du chardon...

ma version de la grenouille... ainsi que l'empreinte prise d'un tronc.
(cliquer sur le dessin pour l'agrandir)


l'horloge de joseph
(joseph qui plus tard, faute de dessiner, se figera un temps, temps arrêté, pour avoir jeté des caillous sur la surface de l'escaut, condamné à être modèle vivant, trace d'un instant, d'habitude furtif...)